Simplifiez votre vie

imageAujourd’hui, mes chers Lecteurs, un article tiré de ma vie et de l’expérience de tous les jours. Il s’agit du nettoyage extérieur et intérieur et de l’effet miraculeux que cela peut avoir sur nous.

Cet été j’avais envie de libérer mon âme. Un désir que j’éprouve depuis quelques années, mais avant, ce n’était pas possible. Il y avait toujours quelque chose qui se mêlait entre l’action de libération et moi. Je sais, depuis longtemps qu’il y a de multiples façons pour se libérer de ses choses : on peut trier, donner à des associations, comme la Croix Rouge, à ses amis, voisins, collègues, revendre sur leboncoin, ebay, ou simplement mettre à la poubelle, car dans une ville comme Montpellier les choses ne restent pas longtemps dedans. Mais ça c’est la théorie.

Malgré le fait que de nombreux sacs étaient prêts et destinés à partir, je n’arrivais pas à franchir le cap de m’en séparer définitivement. Tandis que mon appartement de 42 m² était déjà débordé, une grande partie était stockée chez mes amis en prévision du grand nettoyage. Pourquoi ? Qu’est-ce qui m’empêchait de le faire ? Le calcul et le regret de jeter de l’argent par la fenêtre ? L’idée dans un coin de ma tête qu’un jour je pourrais éventuellement en avoir besoin de nouveau ? Ou bien la mauvaise conscience de faire partie de cette société qui jette tout et de devoir m’avouer, qu’une fois de plus je me suis faite avoir par les besoins créés par nos publicités et vitrines ?

Cette année était différente. Tout d’abord, j’ai pris deux semaines de vacances. Comme les années précédentes je bouchais toute minute de libre que j’avais, et que je voulais absolument changer quelque chose cette fois-ci, je n’ai rien planifié, à part de faire bien les choses habituelles. En prenant le temps, sans stress. J’ai donc fait le ménage en deux fois, j’ai choisi d’équilibrer mes repas en prenant plaisir à les préparer et à les manger, j’ai pris ma douche en savourant chaque goutte sur ma peau et en m’abandonnant dans une rêverie lointaine désertique. J’étais pendant ces moments-là en harmonie absolue avec moi-même et avec l’univers. Après quelques jours d’acclimatation, une envie m’a prise de jeter le vieux, l’obsolète, l’inutile. J’ai compris que chaque chose est une charge qui me prend de l’énergie, et de cette perte, je suis responsable. Quand j’ai compris cela, j’avais de l’énergie pour trancher, pour laisser, pour abandonner et pour faire partir.

En effet, nous devrions tous faire cet exercice qui nous nettoie profondément de l’intérieur et de l’extérieur. Se séparer des biens et des choses et aussi de se séparer des souvenirs, des attaches matérielles et d’une façon de penser qui est nocive pour notre corps.

Nous vivons aujourd’hui dans une société de surconsommation, et devons prendre un choix à chaque moment de notre vie, or notre cerveau est épuisé vis-à-vis de cette multitude de possibilités et calculs presque inutiles qui nous pourrissent la vie et demandent, en plus, beaucoup de temps. Cela nous épuise car nous voulons faire le meilleur choix possible, ce qui rend la tâche encore plus difficile, par rentabilité, par offre instantanée et limitée dans le temps, par le goût et le besoin du plaisir… Nous sommes donc sur-sollicités en permanence. Nous décidons pourtant naturellement. Mais face à de tels faits, les choix importants comme celui du partenaire, de la maison, de la ville où on veut habiter, semblent impossibles ou au moins très difficiles. Trop de dispersion tue la vision.

J’ai compris que nous avons beaucoup de désir pour les choses matérielles mais le désir naturel pour avoir de vrais amis, des rencontres intéressantes, et des connaissances qui nous font grandir, cessent. Nous sommes en permanent rééquilibrage d’un manque, d’un déficit, qui est, la plupart du temps artificiellement créé. Et si nous avons le désir d’acquérir plus que nécessaire, c’est formellement du luxe. Dans nos sociétés nous pouvons nous le permettre, visiblement. Mais prenons exemple d’autres civilisations, où certains citoyens n’ont que le nécessaire, qui se trouve sur leur dos dans un sac. Et s’ils se permettent le superflu, ils n’auront pas assez pour le lendemain. Dépenses, consommation et désir doivent être raisonnables.

Je trouve que c’est une philosophie sage, et très utile pour être en harmonie avec soi-même. Nous devrions tous discipliner notre ego pour n’acheter et ne consommer que ce dont nous avons besoin. Ainsi, nous éviterions une surexploitation des salariés, le gaspillage alimentaire, les ressources naturelles seraient moins épuisées, (surpêche, gaz, pétrole, etc.) et je pense même que le problème avec les déchets serait plus facilement réglable car nous en aurions beaucoup moins et plus de temps pour réfléchir à quoi en faire. Notre planète serait en équilibre, et nous pourrions vivre durablement sur la Terre, au lieu de l’user.

Ayant fait cette expérience très libératrice, j’avais envie de la partager avec vous et voudrais que vous aussi puissiez-vous simplifier la vie pour avoir plus de temps et de goût pour vos inspirations, la créativité et l’intelligence.

Et pour la fin voici quelques liens utiles :

http://www.croix-rouge.fr/Annuaire/UNITE-LOCALE-DE-MONTPELLIER-HERAULT2

http://www.montpellier.fr/structure/144/240-marche-aux-puces-et-a-la-brocante-structure.htm

http://www.20minutes.fr/insolite/1804927-20160312-new-york-eboueur-constitue-tresor-partir-objets-trouves-poubelles

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1471_continent_dechets_pacifique_nord.php

https://www.leboncoin.fr/

https://donnons.org/

 

 

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